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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 15:16
STRIKE !

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     La grève, c'est toujours, dans cet océan saumâtre de politicaillerie, "délits d'initiés", divorces au sommet et autres réformes de l'exploitation humaine, une bonne nouvelle.

     Grève. Ce n'est nullement une fin en soi. Mais seulement le début éventuel de quelque chose qui s'approche tendanciellement de la lutte de classes. Si perdure l'action, le mouvement, si, dans la lutte et les chausse-trappes installées par la classe dirigeante surgit la nécessité de se défendre pied à pied, d'attaquer ou contre-attaquer et, en même temps, de réfléchir aux moyens d'être plus unis, plus efficaces, alors la grève devient le ciment de la classe salariée qui se lève et qui se bat contre son seul ennemi.

     C'est également la mémoire de toutes celles qui ont précédé. Celui qui, au cours de la morne existence du salarié, a la chance de participer à plusieurs mouvements, acquiert par là-même une mémoire historique et politique de classe. Sur celui-là, sur ceux-là, la Bourgeoisie n'a plus de prise idéologique. Elle ne peut plus fourguer son discours odieux et emphatique à propos de la démocratie et de la "liberté de travailler". Tout ce qu'elle peut dégoiser ne fait qu'affermir la détermination des combattants.

     Que la grève perdure et voilà qu'enfle la nervosité patronale. Eh ! Il faut comprendre le "dirigeant de société", cette figure de poupre (poulpe) de la société médiatique. Constatant que l'arsenal de recettes contre la lutte des salariés dont dispose l'Etat est de plus en plus inefficient, le "dirigeant" est tenté par un retour au bon vieil instinct de sa classe : mettre de "l'huile" dans les rouages sociaux - arroser les "syndicats" - et, quand ça ne marche plus, faire appel à la "force publique", soit les nervis en uniforme ou pas, molosses aux ordres, dressés à frapper, emprisonner, réprimer ceux qui se dressent contre l'esclavage salarié.

     Naturellement, la grève qui vient d'éclater n'est pas la 1ère et surtout pas la dernière. Depuis qu'ils existent, les "partenaires sociaux" emploient et unissent toutes leurs énergies afin que plus jamais les salariés n'aient la possibilité d'arrêter volontairement le travail. Chaque mouvement qui se produit spontanément sanctifie leur échec patent.

VIVE LA GREVE !        
 
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commentaires

C
oui,vive la grève!!!J'ajouterai aussi que les emplois de courtes durées de type missions interims,au delà du fait qu'ils mettent les salariés à un statut  de pions interchangeables et modulables à souhaits,nous empechent de faire grève ,car interimaire en greve=interimaire remplacé
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S
C'est ce que les dirigeants appellent la "flexibilité".