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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 16:10
COMMANDANTE, TU VIS ENCOR PARMI NOUS


Che-Guevara.jpg(1928 - 1967)

     Commandante Ernesto CHE Guevara

     le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire, toi qui, le 8 octobre 1967, fut abattu par un sbire de l'armée bolivienne. Le malheureux et minable troufion qui commit cet acte lamentable était loin d'imaginer qu'en obéissant à l'injonction de son supérieur hiérarchique - lui-même aux ordres du maître Yankee - il allait délivrer un souffle puissant d'histoire et de Révolution.
     Par ce geste fatal il t'immortalisa au lieu que de t'anéantir, ô Commandante. Nul doute que chaque jour, apercevant dans la glace sa face de pion indigne, il n'y songe avec effroi. Jusqu'à ce qu'un de ces beaux jours, sa disparition indifférente s'ensuive...

     Pour ce mauvais coup, l'impérialisme états-unien ne s'était pas trompé de cible :  la lutte contre ses exactions était ta raison d'exister, de vivre, de lutter passionnément.
     
     Toujours tu surfas sur la vague anti-impérialiste du continent Sud-Américain. Ta sommaire exécution fut le signal de son reflux inexorable. Il est vrai que l'administration états-unienne avait mis ta tête à prix et déployé les "grands moyens" pour t'éliminer. Ces chiens féroces te firent l'honneur de mobiliser toute une armée dotée de moyens destructeurs conséquents - pour ne pas dire surréalistes - dans le seul but de chasser et d'anéantir un homme. Il est des hommages qui parlent d'eux-mêmes.

      Commandante, ils t'ont tué, mais pas ce que tu représentais, toi, leader d'un courant politique radical qui, s'appuyant sur la paysannerie pauvre, faisait contrepoint au réformisme criminel des Peron d'Argentine and consorts. Ce courant connut une exemplaire apogée à Cuba (depuis, les Cubains le paient  au prix fort). Devenu co-leader de cette révolution sur les "arrières" de l'impérialisme U.S., sans cesse tu t'efforças de mettre en avant son caractère continental, internationaliste en fait. Citons l'OLAS (Organisation Latino-Américaine de Solidarité, fondée en août 1967) :

          "La lutte des classes a un caractère continental, la stratégie révolutionnaire doit donc, elle aussi, être continentale. C'est, sur tout le continent, un même système impérialiste et néo-colonialiste qui nous exploite".

     Considération impardonnable aux yeux de "Tio Caïman", l'encombrant voisin Nord-Américain, d'autant qu'elle implique un principe intangible dont tu fus l'ardent défenseur jusqu'à la fin : la violence révolutionnaire.

        Internationalisme et lutte armée. Pour les tontons flingueurs de Washington c'était plus qu'insupportable. Au delà de leur réaction prévisible, ta voix parle encor pour ceux qui, aujourd'hui, subissent le joug de l'impérialisme :

          "Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme : nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination -, des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue".

     La situation apparaît 1000 fois pire que lors de ta disparition. La violence politique, confisquée par la classe dirigeante, sert à nos humanistes dirigeants d'épouvantail à moineaux, afin que pas une tête ne dépasse, ni un pied ne sorte du rang de la démocratie (invention bourgeoise), cautionnant guerres, famines, chômage chronique, misère matérielle, morale.    

     Commandante, parmi nous tu vis encor. Le chemin de la libération des opprimés est long, il ne manquera pas de voir la naissance d'autres Che Guevara, d'autres commandante. Tel est le monde "globalisé", comme on dit, toujours plus oppressant, menteur, vénal, brutal, toujours plus pourri de corruption, de déliquescence, porteur endémique d'un but incontournable, celui pour lequel jusqu'à la mort tu combattis  : en finir avec l'exploitation, le profit, l'échange mercantile, le capitalisme.

     Commandante Ernesto CHE Guevara, le Sous-Lieutenant Piotr Marat Karpov salue ta mémoire.
           
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commentaires

C
c'est mon fils!
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S
Nous avons donc ici réunis la mère et la fille du Commandante. Prions :      Ô toi là-haut     Qu'attends-tu pour déclencher la Révolution mondiale ?
L
C'est mon papa !!Hasta siempre comandante !!
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S
      Et ta maman elle le sait ?
T
Camarada Karpov, escribes mucho bien, hasta siempre, Tina Loba
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Y
Tout simplement bravo.
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