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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 17:15
QUI SONT LES JAMBONS ?


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     En moins de temps qu'il n'en faudra à Président Sarko pour reprendre leurs billes à nos pauvres syndicats hexagonaux, l'organisation de la 6ème Coupe du Monde de rugby a donné lieu à un massacre à la tronçonneuse (non karpovienne) de ce sport et cela, au nom même de ses "valeurs", que les sponsors ont repris à leur compte afin d'assurer un marketing terroriste de luxe digne des concurrents du foot.

    
La mort du rugby à XV hexagonal

     L'assassinat était prémédité mais on ne le réalise que maintenant, une fois le jeu frappé à mort par l'enjeu idéologique et financier. Qui a donné l'ordre, cela ne peut venir que du plus haut de l'Etat : le nabot présidentiel se rêve "demi de mêlée" et capitaine du XV gouvernemental.
     Son bras armé, il se l'est choisi comme à la foire aux bestiaux : Bernard Laporte (dit Bernie the door), qui se rêva et sera effectivement bientôt secrétaire d'Etat à la Jeunesse formatée et aux Sports idéologisés. Le sélectionneur sélectionné va donc troquer son adjoint Jo Maso (patronyme prédestiné) pour Roselyne Bachelot, sorte d'énorme méduse violacée s'exprimant exclusivement par gloussements auto-satisfaits (en quelque sorte, Bernie va devenir son maso à elle). Il aura tout loisir de tenter d'expliquer les règles du ballon ovale à celle qui, il n'y a pas un mois, ignorait même qu'il pût exister un ballon "ovale" et désormais envoie au staff du XV de France 50 SMS par heure, pour exprimer : a) son enthousiasme ; b) son soutien ; c) ses condoléances (puisque ce XV-là a décidé de perdre d'entrée de jeu).

 
La scène du crime

       D'aucuns parmi vous auront assisté on the air à l'exécution capitale : c'était le 7 septembre à 20h30, à Saint-Denis  morne plaine.
     Pendant que 80 000 personnes attendaient fébrilement (vu le prix des places) que la fête commence, 14 millions de télespectateurs réalisèrent soudain soit avec satisfaction pour la grande majorité, soit avec horreur pour ceux qui apprécient le rugby, que c'était TF1 qui retransmettrait la compétition (ainsi que la chaîne payante Eurosport). Le décor était planté : TF1-Bouygues-Sarkozy, ça donne autant envie de voir un match de rugby international que Boston / Saint-Louis en base-ball (ou peut-être un peu moins...).
Que cela ait comme seul mérite de réjouir ceux que le rugby indiffère ou même gonfle profondément ne justifie pas plus l'ignominie.
        Mais il est des mises en scène qui sortent du cadre d'un simple évènement où le tout-capitalisme cherche à se placer devant les caméras. Ci-devant un cas de figure exceptionnel.

    
L'affaire de la lettre

     Après le match d'ouverture Argentine-France (qui se solda par une logique défaite de Bleus jouant comme des "bleus" bleus de trouille, incapables de produire quoi que ce soit qui ressemble à du jeu - même de loin), on en apprit un peu plus sur la mise en condition concoctée par Bernie. Il se trouva que le XV français possède un arrière de classe internationale, Clément Poitrenaud le toulousain et que, en raison de son niveau de jeu exceptionnel, le staff lui signifia qu'il regarderait le match en costard-cravate officiels depuis les tribunes MAIS qu'il aurait l'insigne honneur de lire à ses petits camarades qui, eux, joueraient (pas assez bons pour rester sur la touche), la fameuse lettre de Guy Moquet à sa maman. Cette lettre qui a remué le nabot élyséen jusqu'au tréfond de son short se retrouva ainsi au centre d'une mise en scène idéologique à la Joseph Staline. C'est le futur ministre qui introduisit la missive, devenue texte officiel définissant la ligne du parti étatique sarkozyste. Par ukase officielle, elle sera infligée sans tarder à tous les élèves de France , après que leurs profs se soient fadés la lettre à Président Sarko. On nage dans l'épistolaire LOURD.
      Pauvre Guy Moquet... exhumé pour être fusillé une seconde fois. A ses proches s'il en a, P.M. Karpov adresse ses plus poignantes condoléances.

A la Bourse des "valeurs" rugbystiques

     La brusquerie avec laquelle les annonceurs publicitaires se sont saisis du monde de l'Ovalie, de sa "culture" et de ses "valeurs" rappelle la promptitude du Gi's qui se saisit d'une fillette irakienne pour la violer.
       Il faut reconnaître que les cadres du rugby français ont ouvert en grand les portes et fenêtres de leur clinquant établissement. Tous les requins s'engouffrèrent en même temps dans la nouvelle caverne d'Ali-Baba.
     A ce point, on ne sait plus si les "valeurs" du rugby c'est le goût, la couleur (rose porcinet), la fraîcheur et les tranches fines et luisantes, tandis que ce qui fait la tradition du jambon, c'est la camaraderie, le courage, la solidarité et l'esprit collectif.
     La rencontre inaugurale a délivré un début de réponse : les joueurs français se sont comportés comme des jambons cuits, que d'âpres charcutiers argentins découpèrent en tranches. Bernie the door est parvenu à MADRANGISER toute l'équipe. Nul doute qu'il soit définitivement apte à exercer ses compétences dans un ministère. Pour le récompenser, Sarkozy serait bien inspiré d'en créer un spécialement pour lui : le Ministère du Jambon ovale. C'est Roselyne qui s'éclaterait, elle qui semble fort apprécier la charcuterie rugbystique,  ses taureaux musculeux, ses sangliers gascons et ses saucisses en costumes officiciels 3 pièces.

L'espoir

     A ceux que cette descente aux Enfers afflige, le Sous-Lieutenant Karpov dit : n'ayez pas peur. Un espoir subsiste de sauver ce qui reste du rugby hexagonal. Cet espoir est porté par les joueurs eux-mêmes. La solution ne peut venir que de leurs prestations : 

     il est de toute 1ère nécessité que le XV de France ne sorte pas de sa poule et soit éliminé dès le 1er tour. C'est uniquement par cette voie que les paupières se dessilleront et que les soi-disant "spécialistes" consentiront à reconnaître que Bernie the door est sans contestation possible le plus mauvais sélectionneur de l'histoire du rugby hexagonal, celui par qui le marketing idéologique phagocyta l'Ovalie.
     Dès cet instant, Piotr Marat Karpov apporte son soutien le plus fervent aux équipes de Namibie, d'Irlande et naturellement aux vaillants Pumas argentins qui ont incité l'équipe de France à retrouver sa vérité, enfouie sous les immondices de la publicité capitalistique.
 
      Amis Namibiens, frères d'Irlande !
    
     Aidez les joueurs Français :
sur le terrain, foutez leur une branlée salutaire, dans les règles de l'art et le seul esprit du rugby, indénichable par les épiciers de TF1 et la caravane publicitaire accrochée à leurs étals. 


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commentaires

C
eh ben je vois que je me met au rugby un peu tard!
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S
Mieux vaut tarte que jamais, comme disait Marcel du Bar des Sports.
Y
Fraternel salut S.L K. Je ne suis pas un lecteur assidu de l’équipe. Mais je veux bien te croire. À bientôt.
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Y
Salut Karpov. Bienvenue en France. Où sont-elles ces valeurs — « la camaraderie, le courage, la solidarité et l’esprit collectif », et leur mise en œuvre pratique dans la vie sociale chez les joueurs de rugby ? Quand on les voit se soumettre plein de sueur, obéir à genoux, s’humilier gentiment à la voix du « plus mauvais sélectionneur de l’histoire du rugby hexagonale », à savoir Bernard Laporte, leur maître féodal.  Ce n’est pas tout de développer sa masse musculaire à l’aide d’adjuvant chimique et de geste répétitif, il faudrait utiliser de temps à autre son cerveau en association à d’autres pour se révolter méchamment contre son patron.
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S
Un salut fraternel, Yacedjaz. Il n'y a rien à ajouter à ton commentaire. Juste à remarquer que Rafaël Ibanez, héritier officieux de Laporte au poste de sélectionneur, se comporte déjà comme une rillette : discours lisse et "consensuel", absence de révolte dans le discours (reflétant l'absence de révolte sur le terrain).Impressionnant, la vitesse à laquelle le système médiatique a plongé le rugby dans les schistes bitumineux du sport-spectacle-business-people. A bientôt