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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 09:45
PLEURE Ô PALESTINE

FRAGMENTS PREMONITOIRES D'UN ECRIT BELLIQUEUX

V

          Dans un texte datant de 1923 ("Le mur d'acier"), le leader sioniste Vladimir Jabotinsky ne se faisait aucune illusion sur la possibilité de co-existence pacifique en Palestine, entre les Arabes palestiniens qui vivaient là et les colons juifs qui viendraient s'y implanter en masse. Il écrit :

        "Pour nous, la seule voie qui mène à un accord est le refus absolu de toute sorte d'accord".

        Ce Jabotinsky est un génie politique. L'Etat israëlien devrait lui élever une statue, si ce n'est déjà fait. Dans cette phrase sibylline sont contenus en germe les presque 100 ans de politique dans la région.
         Le fondement de la stratégie du sionisme, c'est le refus systématisé de tout accord. Tout accord suppose l'existence de l'autre, et l'on a vu précédemment ce qu'était les prémices de la Déclaration de Balfour (1917) :

        une terre sans peuple pour un peuple sans terre.

           Aux yeux du sionisme, "l'autre", le Palestinien, n'a pas d'existence officielle. La "Terre promise" est vide, elle n'est "promise" qu'à l'implantation coloniale juive.
            
           Dès lors s'instaure une colonisation rampante. Certaines communautés semi-nomades venues de Syrie ou d'Irak avaient des terres en Palestine. On les en dépossède "légalement". Les terres "achetées" de force sont destinées au travail des seuls Juifs, notamment dans le cadre pseudo-socialiste des kibboutz, exploitations agricoles communautaires.

         kibboutz-Shirour.jpg(le kibboutz "Shirour" - "Liberté")


        Les conditions de révoltes étant réunies, celles-ci éclatent effectivement. De 1936 à 39, la plus importante d'entre elles prend la forme d'une guérilla de libération, réprimée brutalement par l'armée britannique dans laquelle s'incorporent des groupes para-militaires juifs qui font dans le terrorisme, la sécurité et l'espionnage.
          
          En Europe, l'Allemagne nazifiée cherche à se débarrasser à tout prix de ses Juifs. Fort intéressée par la possibilité de les "exporter" vers la Palestine, elle favorise l'installation et le soutien aux colons déjà établis sur place. C'est même le pays qui apporte aux Juifs implantés en Palestine la plus forte contribution en matériel, technique et...finance. Une aide que jamais les associations juives et sionistes ne refuseront.

      A partir de 1946, l'Angleterre commence à retirer ses billes de la fourmilière palestininenne : les problèmes de population et de maintien de l'ordre coûtent  plus qu'ils ne rapportent
à un empire britannique de plus en plus décati.     
             
        Un "jeune premier" a déboulé en outre sur la scène internationale : les Etats-Unis. Depuis l'entre-deux guerres, ils ont commencé à se manifester en Arabie Saoudite, par l'odeur de "l'or noir" alléchés.

(à suivre)
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