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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 19:56

CHARLOT

                                                         LA RUEE VERS L'OR


                                                      LA DANSE DES PETITS PAINS
                                                           

 

 

 

 

DEDANS IL FAIT FAIM, DEHORS IL FAIT FROID

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commentaires

C
Dictature du prolétariat..., c'est "Amour, gloire et beauté" au pays des soviets.Considérer que la question centrale est celle de la prise du pouvoir politique, de son exercice, et par conséquent, de sa conservation, est à mon avis le piège favori des théoriciens, des philosophes et autres gourous. C'est d'ailleurs amusant de constater que ceux qui se déclarent les plus acharnés contre la propriété privée se sont révélés trés déterminés à conserver la propriété du pouvoir (les autres aussi, mais avec la contradiction théorique en moins).Quand aux programmes tout faits, il est vrai que la nébuleuse des trostkyniens radicaux en propose de multiples versions. Ma préférée reste celle du "Posadisme" (à l'ortographe près), consistant, si je me souviens bien, à affirmer que seule la venue d'extraterrestres assurerait une révolution mondiale efficace...La "question du pouvoir", à elle seule, est une question religieuse; elle en a les  concepts (morale, péché, punition), les rites, la légitimation explicite ou implicite de la violence, et ... la même absence d'intérêt.Avoir peur ou pas de la violence n'est pas le sujet. Que les gros biceps machos radicaux lèvent le doigt, s'ils veulent, peu importe. D'une certaine façon, la violence ne se décrète pas (elle non plus); les peuples, en tout cas, ne la décrètent pas. Le problème qu'elle pose est qu'elle est le mode primordial d'organisation des sociétés. C'est une paresse de l'esprit, qui, n'étant pas suffisamment critiquée, devient systèmatiquement légitimée.
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J
On est d'accord Piotr MARAT; je vais attendre que tu mettes en ligne le programme.Les moyens, on est malheureusement d'accord aussi sur le diagnostic et tu le sais (société régressive et a-politique, etc).Evidemment que je n'attends pas des garanties de victoire! le seul mot "garantie" me fait rire! pourquoi pas "assurance-vie ou tout risque"?  Salut SLK.
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J
on est d'accord: j'ai lu Engels et marx, et même le père Hegel et je connais sur le bout des doigts l'idée du progrès historique, de l'accumulation du capital comme ETAPE.Je sais aussi que le COMMUNISME REEL n'a jamais été appliqué, pris dans la guerre civile puis étouffé par Staline.TOUTEFOIS: dans l'état actuel des choses, la révolution doit se préparer par une mise en forme programmatique.Sinon? Sinon, rien.L'objectif: la fin du travail et du capital et la société sans classe, cela va de soi, pour moi.C'est sur les moyens, piotr Marat, que l'on doit s'interroger, et charenthèse de cuir pose quand même une question intéressante quand il exprime celle de la représentativité des salariés. Moi je pose celle de leur expression rendue tellement difficile, muselée, et de comment organiser les FORMES DE LA LUTTE, pas celle de la finalité!  Faut quand même faire avec ça, cette nécessité d'ouvrir la brèche, de redonner au salariat de la lisibilité et de l'expressivité.
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S
     La "mise en forme programmatique" de la future révolution prolétarienne mondiale existe DEJA. Karpov en causera un de ces jours sur son blog.     Comment organiser les "formes de la lutte" ? Vaste et périlleux thème dans une période telle que celle dans laquelle nous vivons : contre-révolutionnaire, régressive, a-politique.     Une chose que Karpov peut poser : si, à l'approche d'un re-surgissement de la classe salariée sur la scène historique, pré-existe une organisation - appelons-là parti HISTORIQUE de la classe ouvrière - eh bien Karpov considère cela comme un facteur favorable à la conscientisation politique des salariés, sans que cela puisse constituer une garantie absolue de victoire du camp révolutionnaire. Car de "garantie absolue", il n'en existe pas.
J
J'admets que l'accumulation "égoïste" du capital est d'une certaine nécessité -puisque l'absence d'accumulation, le collectivisme s'est accompagné de l'établisement du totalitarisme- puisse être discutée, admise, sous condition de non exploitation de l'homme par l'homme.Quant à ne pas faire d'attaque ad hominem, evidemment. Si on arratque Onfray, comme l'a fait Piotr marat ici, c'est pour ce qu'il représente, pas comme Onfray Michel. Bien sûr qu'il faut chercher des systèmes, des modèles fonctionnels. Le problème est aussi dans la diffusion des idées et le rassemblement des volontés: on est tellement dissociés, égarés les uns par rapport aux autres, chacun dans notre structure de production (quel que soit notre activité) que l'action commune est "captive", en ce sens que tout est conçu pour qu'elle ne puisse advenir (précarité, isolement des travailleurs, statuts multiples, mise en compet. des énergies et consumérisme)Le boulot! Enfin, j'imagine que les bocho en 1916 avaient aussi l'idée de s'attaquer à une forteresse. La guerre a accéléré l'histoire. Les circonstances accélèrent les mouvements, les digues peuvent céder si des occasions se présentent et si on sait les saisir ET si on a un système de rechange. Ici, on a chacun notre pensée critique et notre idée de comment, après, ce serait possible de...mais quelle organisation inventer?
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S
     L'accumulation du Capital fut une étape nécessaire. Mais elle est désormais obsolète et le fait qu'elle perdure met en danger l'humanité.     Il ne faut pas penser que le communisme a commencé en URSS. Dès 1924, la vague révolutionnaire reflue dans le monde et, dans la citadelle soviétique, la contre-révolution stalinienne commence d'oeuvrer efficacement.     Le programme politique qui était le but FINAL des Bolcheviks, ils n'ont JAMAIS pu commencé à l'appliquer. Mais il existe toujours : la société sans classes, sans Etat, sans échange mercantile.     Quant à l'organisation qui fait défaut, elle aura bien le temps de ressurgir quand la classe salariée ressurgira elle-même. La Révolution n'est pas une question de FORMES d'organisation.
L
"Lutte à mort," "programme politique", comme vous y allez! Même si c'est sans doute inévitable, ce n'est pas le but en soi, et ce n'est pas émancipateur en soi.Le capitalisme repose sur l'accumulation (et sur la perspective de l'accumulation) de richesses, donc sur le profit financier, puis depuis quelques décennies, sur le profit immédiat, d'autant plus immédiat qu'il est éloigné d'un processus de production.Une société non capitaliste ne doit donc permettre aucune possibilité d'accumulation de richesses; Cependant quelques facheux exemples passés ont démontré qu'une économie entiérement collectivisée ne fonctionne qu'avec une contrainte politique se révèlant insupportable, et inefficace à plus ou moins long terme. Je pense que l'erreur est de pas tolérer à l'être humain une facheuse disposition à l'individualisme égoïste.Je ne partage, ni le souhait (trés philosophique) de "transformer "la bète humaine avant un processus révolutionnaire, ni la volonté d'imposer un système juste (heu) par la contrainte.Pour m'en tenir à la production, il me semble qu'on peut imaginer un système de seuil: En dessous d'un certain montant de valeur créée, il faut laisser l'individu se croire le maître du monde; au dessus de ce seuil, la gestion de la production est systèmatiquement collective.Bien entendu, dans tous les cas de figure, des lois sociales doivent interdire que la production repose sur l'exploitation des travailleurs. Je laisse honteusement de coté les problèmes environnementaux, qui sont essentiels et, certainement, sources de solutions.Le tout est de concevoir le type de délégation de décision, au nom de la collectivité, le plus judicieux à mettre en oeuvre. Cette collectivité doit effectivement déterminer ses besoins, ses lois sociales, et ses choix stratégiques. Bon, l'assemblée générale souveraine en toutes circonstances, je connais, je pratique, mais c'est souvent un bon moyen de ne rien décider. Il faut déléguer, à un moment ou un autre. De plus tout le monde n'est pas motivé pour y prendre part. La structuration, sous la forme des partis politiques, montre également ses limites: Si elle offrait l'avantage apparent de construire des entités représentant des opinions divergeantes, elle se révèle totalement fallacieuse: Entre un programme de gôche et un programme de droite y a tout juste quelques poils de cul.Quand aux partis révolutionnaires, comment imaginer qu'ils nous montrent autre chose que des combats de coqs?Tout le problème est de trouver un moyen de mandater des représentants de la collectivité suffisament qualifiés (donc formés) et efficaces, alors même que ces mandats ne peuvent être que limités dans le temps et non renouvelables.A mon avis, et c'est une grosse divergeance avec l'overblogant, il ne sert à rien de s'attaquer aux personnes, ce sont des systèmes qu'il faut construire.L'achat en thèse 
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S
     Effectivement, cher char en thèses, la lutte de classes n'est pas "le but". Elle n'est que le moyen inévitable pour la classe salariée d'échapper au sort qui lui est fait dans le capitalisme.     Ne faîtes donc pas de césure entre "profit financier" et "profit immédiat". Tout cela sont des formes d'un seul et même PROFIT CAPITALISTE.     Que l'être humain ait une tendance à "l'égoîsme" est une chose, qu'il soit individualiste est simplement FAUX. L'individualisme est OBLIGATOIRE pour survivre sur le Marché du travail et dans cette société qui est la nôtre. Mais l'être humain est un être SOCIAL. Qu'ensuite, tout le temps de son existence, on lui nie, on lui retire, on lui spolie sa nature d'être social ne vous autorise pas à le baptiser "individualiste".     "Je ne partage, ni le souhait (trés philosophique) de "transformer "la bète humaine avant un processus révolutionnaire, ni la volonté d'imposer un système juste (heu) par la contrainte.Je ne partage, ni le souhait (trés philosophique) de "transformer "la bète humaine avant un processus révolutionnaire, ni la volonté d'imposer un système juste (heu) par la contrainte". Ca tombe bien, le S-L K. non plus.     Votre "programme" à vous, char en thèses, est quelque peu contradictoire (et loufoque aussi). Vous établissez un "seuil" de permission d'exploitation de la force de travail. Mais ce seuil est IMPOSSIBLE à établir. L'extraction du profit est un phénomène éminemment collectif ; son "seuil" varie suivant les aires géo-politiques, le contexte historique, etc. Si vous voulez vraiment vous attaquer à l'exploitation des gens, le seuil unique c'est l'abolition politique et économique, l'abolition "tout court", quoi.     Pour que "des lois sociales" interdisent "l'exploitation des travailleurs", il faut que ces travailleurs se soient saisis du pouvoir politique. Char en thèses, vous aurez beau vous creuser la cervelle pour trouver des mesures efficaces contre le mode de production actuel, ces mesures sont inapplicables. Vous ne pouvez faire l'économie de ce qui vous flanque une peur bleue : lutte des classes, révolution violente et organisée.     Le reste de votre message consiste à trouver une forme de représentativité réellement "démocratique" des salariés. Or, il n'en existe qu'une et elle va vous extirper de vos charentaises : la dictature du prolétariat.