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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 17:26

                                   SA MORALE ET CELLE DES AUTRES

                                                       VIII 


  t1915b.jpg                             michel_onfray-noir-buste.jpg

                           









                        (ils regardent dans la même direction... et ne voient pas la même chose)



                                  
         "Leur morale et celle des autres"

                                                        Extrait VIII


     ""La fin justifie les moyens" L'ordre des Jésuites, fondé dans la première moitié du XVIe siècle pour combattre le protestantisme, n'enseigna jamais que "tout" moyen, fût-il criminel du point de vue de la morale catholique, est admissible pourvu qu'il mène au but, c'est-à-dire au triomphe du catholicisme. Cette doctrine contradictoire et psychologiquement inconcevable fut malignement attribuée aux Jésuites par leurs adversaires protestants - et parfois catholiques - qui, eux, ne s'embarrassaient pas du choix des moyens pour atteindre "leurs" fins. Les théologiens jésuites, préoccupés, comme ceux des autres écoles, par le problème du libre-arbitre, enseignaient en réalité qu'un moyen peut être indifférent par lui-même, mais que la justification ou la condamnation d'un moyen donné est commandée par la fin. Un coup de feu est par lui-même indifférent ; tiré sur le chien enragé qui menace un enfant, c'est une bonne action ; tiré pour tuer ou faire violence, c'est un crime. Les théologiens de l'ordre ne voulaient rien dire de plus que ces lieux communs". (Léon TROTSKI, Coyoacàn 1938)

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commentaires

J
Je veux pas me mêler, mais "botte de cuir", ça fait en effet un tantinet dandy hédoniste. c'est pour rire?Quant à Piotr Marat, je le soutiens ici: c'est la société qui est radicalement excluante, aliénante. Faudrait-il s'avachir, dire qu'on ne peut rien -pas même ouvrir sa gueule? M'arrive parfois de trouver Piotr Marat excessif, trop dans la colère ouverte, mais dragueur? Enfin moi, j'ai pas vu. sauf jeune, il draguait façon Taxi Driver...mais c'est chacun son truc, vous ne parlez pas de ça, vous.Un point encore: vous vivez dans quel milieu? Vous nous tombez d'une jet set planète? d'un stapontin nouvelle gauche grand teint? 
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B
A voir les autres blaugues où le SLPMK intervient, je dirais que ce dernier est un dragueur blogueur trop peu blagueur; La radicalité avancée ne serait-elle pas le moyen justifié par la fin libidinesque?Karpov serait-il un Bronsteinien jésuite?Le pouvoir est au bout du cul, ou du fusil, c'est selon. Le problème, c'est que le pouvoir rend l'être humain totalement imbécile, ce qui peut laisser indifférent, mais il le rend également dangereux. Les pires tyrans ont souvent eu une jeunesse marquée par un engagement radical (de gôche).C'est pourquoi j'assimile, de manière abusive mais enthousiaste, les discours radicaux à un simple esthètisme ( la question de l'age, et une éventuelle veulerie mises à part) .Donc n'adulons personne, ni dieu, ni son maître.Botte de cuir
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S
     Ah, tu trouves que le Sous-Lieutenant "drague" ? Ben, c'est bien la 1ère fois qu'on lui fait cette observation à propos de son blog ou de ses interventions. D'habitude c'est exactement le contraire : on lui fait grief de ne pas caresser dans le sens du poil, mais bon, "tous les goûts sont dans la nature".     Ce n'est pas le S-L K. qui est "radical", "chapeau melon", c'est le monde réel : chômage, misère, exploitation, suicides, guerres, famines et, dernier cri de la Civilisation, réchauffement climatique, pollution de l'air et de l'eau. Ca, c'est RADICAL. P.M. Karpov ne saurait être assez "radical", en tant que produit de ce monde-là (tout comme toi).     Avec ton raisonnement sur le "pouvoir" qui rend "dangereux", tu ne peux aller bien loin dans ta vision politique. Sans compter que ce genre de considérations d'esprit anarchisant conforte ceux qui le détiennent bel et bien, ce "pouvoir".      Le S-L K. l'a déjà dit ailleurs : chez lui, pas "d'esthétisme". Il laisse ça aux dandys hédonistes type Onfray.     Ni dieu ni maître ? Quid de la classe capitaliste, du salariat, des conditions de travail, des chômeurs ? Quid des civils qui, partout, sont réprimés ou massacrés ? Tu vis dans ta bulle et ton sobriquet trahit quelque esthétisme petit-bourgeois : "bottes de cuir".
J
C'est pas mal, ce texte, et il a une double saveur, Piotr Marat, quan on lit ce qui se passe sous 'autre balcon à propos des moyens, de la fin détruite ou pas par les moyens. Et aussi de la position de Sarah contre celle de la révolution (pour dire vite, car tout ce que je lis là bas n'est pas révolutionnaire, il y manque beaucoup de réflexion, mais passons, c'est à toi que je m'adresse).Ta mise en pespective du jour est très très "enrichissante", P.Marat (c'est décidément ce que je préfère ds ton pseudo )Salut.(l'Honneur perdu de K.Blum est un film qui a fait césure ds mon adolescence...trop tard pr que je te l'écrive à côté, ms autant te le dire!)
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S
Pareil pour P.MARAT Karpov : le visionnage de "L'honneur perdu..." l'a laissé différent après. Une sorte de fondation politique.